jeudi 22 octobre 2015

Le changement n'est pas un ennemi

Lundi soir, le 19 octobre, j’étais assise devant ma télévision comme tout bon Québécois qui s’intéresse au moins un tout petit à sa province, à son pays. La politique, ça n’a jamais été mon fort et ça m’a toujours semblé bien trop rempli de bêtises pour que je m’y attarde. Ai-je besoin de vous dire ce que j’en pense réellement ?  

De nos jours, il est affreusement difficile de savoir à qui se fier. Surtout en politique. Les politiciens promettent de belles choses et au final, la population est déçue et en colère que rien ne se passe comme elle le désire. Peut-être devrions-nous détenir le sort du Canada entre nos mains pour comprendre les difficultés que peuvent rencontrer les meneurs des partis et ainsi, nous serions en mesure de mieux les comprendre.

Pendant neuf ans, le Canada a élu Stephen Harper comme Premier ministre. Ses décisions ont plu à certains et ont déplu à d’autres. C’est normal : il est impossible de plaire à tout le monde. Avec l’arrivée de Justin Trudeau comme chef du Parti Libéral, les Canadiens ont vu quelque chose de prometteur, quelque chose qui leur a donné espoir, semble-t-il puisqu'ils l'ont élu. Pourtant, le 19 octobre, après la diffusion de la nouvelle que le Parti Libéral prenait le pouvoir, la population québécoise semblait dire que Trudeau était un bon à rien et qu’Harper allait nous manquer. En neuf ans, je n’ai entendu personne clamer les actions du Premier ministre ontarien. Et ce soir-là, c’était un héro. Est-ce que les gens idolâtraient Stephen Harper simplement pour faire du tort à Justin Trudeau ? À mes yeux, oui.

Parce que le parti de ce dernier a obtenu 184 sièges. Rien de moins. Quatorze de plus que ce qui est demandé pour être majoritaire. Alors je me demande : est-il si mauvais que ça ? Est-il à ce point bourré de mauvaises intentions ?

Je pense que le Québec en entier est une grosse poule mouillée. Il veut le changement et le jour où il l’obtient, il se cache sous la robe de sa mère. Si le Parti Libéral est à ce point majoritaire, c’est que ses idées doivent être appréciées, non ? De plus, le changement est chose commune dans le monde de la politique, alors je ne comprends pas pourquoi on devrait autant être effrayé.

Justin Trudeau fera des erreurs, oui. Comme ceux qui ont eu le pouvoir avant lui. Il ne fera pas exception à la règle, car, dans n’importe quel domaine, les erreurs sont humaines. Ses choix ne seront jamais acceptés par tous les Canadiens et ça aussi, c’est tout à fait normal. Parfois, les gens ont tendance à oublier que le Premier ministre est un être humain lui aussi.

Ainsi, cet homme de 43 ans a été élu. C’est comme ça. C’est nous qui l'avons choisi. Ce changement du bleu au rouge aura sans aucun doute des effets positifs sur le pays comme il en aura des négatifs. Ça fait parti de la game !


C’est comme avec l’amour : on choisit quelqu’un pour ses qualités, mais aussi pour ses défauts. Alors arrêtez de penser que le changement est forcément négatif : ce n’est pas un ennemi. 

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